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    L’effet Pygmalion, savez-vous le reconnaitre?

    By Florence 1 année agoNo Comments
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    L’effet Pygmalion est la mise en conformité des comportements d’une personne avec les attentes à son égard. Cet effet a été étudié par Rosenthal et Jacobson dans les années 60.

    La légende de Pygmalion

    D’après la légende Pygmalion, sculpteur chypriote de l’Antiquité, se révolte contre l’omniprésence des prostituées, désavoue le sexe et vit en célibataire. Il sculpte une statue d’ivoire représentant une femme d’une telle beauté qu’il en tombe amoureux. Revenant chez lui après une fête dédiée à Vénus, il embrasse une statue qui, grâce à la déesse, s’éveille immédiatement à la vie.
    La foi de Pygmalion était si puissante qu’elle lui permit de transcender les contraintes d’une réalité qui semblait éternellement fixée dans le marbre, littéralement, et d’obtenir ce qu’il espérait ardemment.

    En communication non verbale, l’effet Pygmalion est considéré chaque fois que l’on pense que la personne peut réagir de manière à se conformer à des attentes. Cette question n’est pas nouvelle et peut être mise en parallèle avec l’effet placebo.

    La prophétie autoréalisatrice

    Rosenthal et Jacobson ont mené une étude qui a démontré l’effet Pygmalion. Les chercheurs font passer auprès de 650 élèves un test de QI classique sensé mesurer les aptitudes réelles des élèves au début de l’expérience.  Quatre mois plus tard, on explique aux enseignants que tous les élèves n’ont pas le même rythme cognitif ; que certains démarrent plus tard que d’autre : « les démarreurs tardifs ».

    Rien de tout cela n’est vrai bien sûr car un test qui permettrait de repérer ces démarreurs tardifs n’existe pas.

    Les expérimentateurs faisaient par la suite des pronostiques ou prophéties purement aléatoires aux enseignants, du style « Vous avez tel élève qui connaîtra un développement rapide cette année ». Les enseignants avaient pour consigne de ne pas en parler aux élèves.

    Un an plus tard, Rosenthal fait à nouveau passer les tests de QI aux élèves. Puis il faut passer encore un test aux mêmes élèves un an après. Au bout de un an en 1e année du primaire; les élèves positivement attendus ont gagnés plus 15 points au test et plus 6 au bout de deux ans.

    Dans son expérience, Rosenthal a induit directement les effets d’attentes mais d’autres proviennent de conditions naturelles comme l’origine sociale des parents, le sexe, l’apparence…

    Pour Rosenthal, il faut admettre que les catégorisations induisent des effets d’attentes et que les individus pourraient bien se conformer aux Stéréotypes dont ils font l’objet.

    Category:
      Synergologie
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